La Critique de Black Mirror

L’anthologie du petit écran. Créée pas Charlie Brooker journaliste et animateur britannique, Black Mirror série au format assez long avec des épisodes allant jusqu’à 90 minutes, connaît un succès international dès sa sortie en 2011. Initialement diffusée sur Channel 4 à partir 2011, Netflix reprend dès 2016 les rênes de sa production. Regroupant la majorité des gens de l’horreur à la science-fiction, en passant par le thriller et le drame sur fond de satire Black Mirror dispose de tous les codes de la série réussie. Retour sur ce (petit) phénomène du milieu télévisuel outre-Manche.

Black Mirror, satire futuriste

Série au fort, très fort, accent satirique elle se base avant tout sur le style d’écrire bien particulier de Charlie Brooker. Retraçant un futur dystopique, ou plutôt conceptuel de ce que pourrait être notre vie dans la mise en place d’une nouvelle technologie éponyme à la série. Souvent écrite sous un angle noir, elle dépeint un futur proche, qui ouvre la réflexion sur l’impact des technologies dans la société.

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Disposant d’un pitch résolument philosophique, ou du moins en apparence, son anticipation dans un univers à l’effet papillon fait d’elle un des must-see. Peu de série étant capable de mêler ces cocktails à la fois horrifiques, dramatiques, et satiriques tout en offrant ce petit côté croquant de réalisme nécessaire pour s’immiscer dans l’imagination de son producteur Charlie Booker.

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Composée de 4 saisons de 3 à 6 épisodes, plutôt un format minisérie donc, Black Mirror sait comment pousser le téléspectateur dans un univers qui non seulement le poussera à s’interroger sur ce qui compose et sa vie et ses choix, mais, et c’est là aussi sa force, sans vergogne elle se jettera sur lui, le critiquant parfois, le bousculant d’autres fois, le laissant palot s’observer lui aussi à travers le Black Mirror.

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Pitch résolument génial et créatif, elle saura aussi, et c’est tout ce qu’on aime nous proposer des retournements de situations uniques à la Fight Club, nous propulsant toujours plus dans des interrogations et nous poussant parfois même, et c’est peut-être là son but ultime, à revoir chacun de ses épisodes d’une manière différente.

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Pas parfaite, on trouvera à redire sur certains décors, certaines ambiances à la limite du Kitch et parfois pas vraiment convaincants. D’autres fois ce sera en revanche certains épisodes qui sans nous transcender nous laisseront un goût plutôt fade, car résolument pas au niveau des autres. Enfin et c’est là tout le problème, elle parodie souvent trop ce qui a déjà été parodié, en résulte quand on s’intéresse à ce type de série, une énième parodie d’un énième genre.

Black Mirror est en résumé la série satirique à voir. Une réalisation tout bonnement géniale, des épisodes à la Rick & Morty, une forte teneur en philosophie et une anticipation toujours plus proche de la réalité, elle se dévergonde, se trouve et parfois se perd, avec le temps, mais et c’est là sa plus grande force : elle est unique, et comme toute chose unique, la posséder en devient jouissif.

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